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Les Vœux d’Isis
La salle habillée de voilages turquoise et blancs, longues tables en chocolat et housses blanches

Coulisses

On a transformé une cantine en salle de mariage

Lucie & Lénaïc, Villeflagnan, 2013

Lucie et Lénaïc étaient du village. Ils se mariaient à Villeflagnan, en 2013, et la salle dont ils disposaient était la cantine de l’école primaire.

Sol en lino clair, faux plafond à dalles, néons, tables pliantes rangées le long des murs, et une rangée de placards. Le budget était serré. C’était ça, ou rien.

Avant

Le point de départ, sans filtre

Voilà la pièce telle qu’elle se présentait. Nous la montrons volontairement, parce que c’est la moitié de l’histoire.

Trois choses posaient problème, et pas celles qu’on croit. Le plafond, trop bas et trop visible, qui écrase tout. La lumière, blanche et plate, qui vient du dessus et ne flatte personne. Et surtout les portes de placards, alignées au fond : impossible de les regarder sans penser « salle de classe ».

La cantine de l’école vide : sol clair, faux plafond à dalles, tables pliantes et placards le long du mur
La même salle habillée de voilages turquoise et blancs, tables en chocolat et housses blanches

Après

La même pièce, le même jour

Même angle, même pièce, quelques heures plus tard.

Nous avons tendu des voilages blancs et turquoise sur toute la longueur des murs. Ils ne servent pas à décorer : ils servent à faire disparaître les placards, à casser les lignes horizontales et à redonner de la hauteur. Les housses blanches ont réglé la question des chaises de collectivité. Les nappes chocolat, tombant jusqu’au sol, ont fait le reste.

Et nous avons éteint les néons.

La mer, dans une cantine de la Charente

Le thème de la mer était le point de départ. Toute sa mise en œuvre, je l’ai imaginée.

De l’eau colorée en turquoise dans des vases carrés, du bois flotté, des étoiles de mer, des coquillages, des coraux blancs, du sable clair, des orchidées, une palme. Le turquoise contre le chocolat : deux couleurs qui ne se battent pas, et qui suffisent à donner une identité à une pièce qui n’en avait aucune.

Personne ne faisait ça à l’époque, en tout cas pas par ici. C’était original, et ils ont adoré.

Le lieu ne décide pas de la beauté d’un mariage. Il décide seulement du travail qu’il faudra fournir.

Et une cantine, ça se dompte.

Ce que je referais autrement

Je ne vais pas raconter que c’était parfait. Treize ans plus tard, je ferais certainement mieux : j’ai appris depuis, et le matériel a suivi. Le faux plafond, aujourd’hui, je le traiterais pour de bon, et la lumière serait entièrement repensée plutôt que simplement éteinte.

Mais pour l’époque, et pour le budget dont nous disposions, c’était déjà bien. Les invités sont entrés dans une salle qu’ils connaissaient tous par cœur, et ils ne l’ont pas reconnue.

Ce qu’il faut en retenir si vous êtes dans le même cas

Beaucoup de couples écartent une salle communale ou une salle des fêtes parce qu’ils ne voient pas comment la sauver. Voici l’ordre dans lequel nous travaillons :

  • Cachez ce qui trahit l’usage habituel du lieu. Placards, panneaux d’affichage, extincteurs, radiateurs. C’est ce détail-là que l’œil accroche, pas la couleur des serviettes.
  • Traitez la lumière avant la décoration. Un néon allumé annule tout le reste. Bougies, guirlandes, lampes posées au sol.
  • Gagnez de la hauteur. Des tentures qui montent, des centres de table verticaux : le regard cesse de se cogner au plafond.
  • Des nappes qui tombent jusqu’au sol. Elles cachent les pieds de table en métal, et elles changent une salle plus que n’importe quel bouquet.
  • Deux couleurs, pas six. Une salle neutre supporte mal la dispersion.

C’est souvent l’arbitrage le plus rentable de tout un budget : mettre quelques centaines d’euros dans la transformation d’une salle bon marché plutôt que plusieurs milliers dans un lieu qui se décore tout seul. Nous en parlons plus longuement dans Comment réduire le coût de son mariage.

Et nous louons notre propre matériel de décoration, ce qui évite d’acheter des voilages que vous ne réutiliserez jamais. Si vous avez une salle qui vous fait peur, envoyez-nous une photo : nous vous dirons franchement ce qu’on peut en tirer.

Villeflagnan, Charente, 2013

Lucie & Lénaïc,
en photos

Ces photographies datent de 2013 et proviennent de nos archives : elles sont de petite taille, et nous les montrons telles quelles.

11 photographies. Cliquez pour agrandir.

Publié le 9 septembre 2026 dans la rubrique Coulisses. Les photographies de cet article datent de 2013 et proviennent de nos archives : elles sont de petite taille, et nous les montrons telles quelles.

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