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Les Vœux d’Isis
Une bougie allumée dans sa lanterne, posée sur une table blanche pendant la cérémonie

Conseils de pro

Rendre hommage aux proches disparus pendant la cérémonie

Les inclure dans la journée sans qu’elle bascule dans la tristesse

Presque tous les couples nous posent la question, et presque toujours avec la même inquiétude : comment leur faire une place sans que toute la cérémonie bascule ?

La crainte est légitime. Un hommage mal placé fait pleurer une assemblée entière à dix minutes des vœux, et la journée met une heure à s’en remettre.

Elle est aussi évitable.

Le principe, et tout en découle

Il y a une différence entre les pleurer et les inclure.

Les pleurer, c’est s’arrêter sur l’absence : un long discours, des photographies, le récit de ce qu’ils auraient dit. L’assemblée descend, et il faut ensuite la remonter.

Les inclure, c’est leur faire une place et continuer. Quelques secondes, un objet, un siège. Chacun y met ce qu’il veut, personne n’est obligé de rien, et la cérémonie poursuit son chemin.

C’est la seconde qui fonctionne, et c’est celle que nous proposons toujours.

Un : le mot de l’officiante

C’est le plus simple, et c’est ce que nous faisons le plus souvent. Une phrase, puis un silence.

Je laisse quelques secondes de silence pour penser à nos proches disparus, qu’on les associe en pensée à cette belle journée.

Rien de plus. Pas de nom, pas de récit, pas de musique triste.

Ne lisez surtout pas une liste de prénoms à voix haute. Cela crée une hiérarchie involontaire entre les absents, cela expose au risque d’en oublier un, et cela allonge un moment qui doit rester court. « Nos proches disparus » les inclut tous, y compris ceux dont vous ignorez le chagrin.

Quelques secondes suffisent. Chacun, dans l’assemblée, pense à quelqu’un de différent, et c’est exactement ce qu’on cherche.

Deux : une bougie aux prénoms

Une bougie allumée pendant la cérémonie, portant les prénoms de ceux qui manquent.

Ce qui la rend juste, c’est qu’elle est silencieuse. Les prénoms sont là pour qui veut s’approcher et les lire ; personne n’est obligé de les entendre prononcer. Ceux qui sont concernés la voient, les autres voient une bougie.

Elle peut rester allumée toute la journée, sur une table d’entrée ou près du plan de table. Vérifiez seulement le règlement du lieu : beaucoup interdisent la flamme nue.

Trois : un siège réservé

Une chaise laissée vide au premier rang, avec une rose blanche posée dessus, un petit bouquet, ou un tissu qui dit à qui elle est destinée.

C’est le geste le plus visible des trois, et le plus fort. C’est aussi celui qui demande une décision que personne n’anticipe : est-ce qu’il reste toute la journée ?

Une chaise vide pendant quarante-cinq minutes de cérémonie, c’est un geste. Un couvert vide toute la soirée à une table de dix, c’est autre chose, et c’est lourd à porter pour ceux qui dînent à côté.

Notre conseil : gardez-le pour la cérémonie, et laissez la bougie prendre le relais ensuite.

Quatre : un tissu commémoratif

C’est la version aboutie du siège réservé : un panneau de tissu posé sur le dossier, personnalisé au nom de ceux que vous voulez nommer.

Nous en trouvons de très beaux chez Avenue de l’Amour, qui en a fait une catégorie entière. Leur panneau « Réservé » est en lin naturel, 140 sur 35 centimètres, et la personnalisation est comprise dans le prix, autour de 49 €.

Prévoyez le délai : ces pièces sont fabriquées à la commande, comptez plusieurs semaines. Ce n’est pas un achat de dernière minute.

Et surtout : prévenez les proches concernés

C’est le conseil que nous donnons en premier, et celui qu’on oublie le plus.

Une mère qui découvre sans préavis le prénom de son mari sur une bougie, ou un siège vide au premier rang, sera submergée. Prévenue la veille, elle sera émue, ce qui n’a rien à voir.

Un mot, en amont, à ceux que cela touche de près. Ils vous diront peut-être aussi ce qui leur ferait plaisir, et ce qui serait trop.

Il n’y a pas de bonne façon unique. Il y a ce que vous vous sentez de faire, et ce que votre famille peut recevoir.

Si vous voulez qu’on en parle avant de décider, c’est exactement le genre de chose que nous préparons avec vous quand nous écrivons votre cérémonie.

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