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Les Vœux d’Isis
La façade du château illuminée à la nuit tombée, vue depuis le parc

Budget

Le transport des invités : le poste que personne ne budgète

260 invités venus d’Angleterre, sans voiture : 10 000 € de cars et de taxis

Disons-le tout de suite : ce n’est pas un budget à la portée de tous, et ce n’est surtout pas la norme. La plupart du temps, un mariage n’a besoin d’aucun car.

Sur celui-ci, le transport des invités a coûté 10 000 €. Il y avait une raison précise, et elle explique tout le reste.

Deux cent soixante invités, et pas une voiture

Les invités venaient tous d’Angleterre. Ils sont arrivés en avion à l’aéroport de Tours, et ils en sont repartis.

Autrement dit : personne n’avait de véhicule sur place. Pas une voiture, pas un moyen de rejoindre l’église, pas un moyen de rentrer se coucher. Tout ce qui, d’ordinaire, se règle tout seul parce que chacun est venu par ses propres moyens, devenait ici notre responsabilité.

Et ils étaient répartis sur quatre lieux :

  • Le château du Clos de la Ribaudière, privatisé entièrement, pour le marié et ses garçons d’honneur. C’est là que s’est tenu le welcome dinner.
  • Le château de Dissay, privatisé lui aussi, pour la mariée et ses demoiselles d’honneur. Elles avaient leur propre minibus.
  • Le Novotel et l’Ibis du Futuroscope pour tous les autres.

Ce que couvraient ces 10 000 €

Emmener tout le monde à l’église, puis au lieu de réception, puis les ramener. Et recommencer le lendemain pour le pique-nique.

Au total : vingt et une rotations de cars de cinquante places et de minibus de douze, réparties sur trois jours, plus des taxis qui tournaient toute la nuit. Soit un peu moins de 500 € la rotation.

Les cars de tourisme se louent avec chauffeur à n’importe quelle heure, y compris à trois heures du matin. Beaucoup de couples l’ignorent. Il suffit d’y mettre le prix.

Trois retours, et des taxis

Le soir de la cérémonie, un car partait du lieu de réception à une heure du matin. Un autre à deux heures. Un troisième à trois heures.

Et les taxis tournaient en plus, pour ceux qui partaient entre les cars ou après le dernier. Personne n’était tenu par un horaire.

Le mariage s’est terminé au petit matin. Et le lendemain à dix heures, la mariée était debout, en train d’aider à la mise en place du pique-nique.

Personne n’a eu à choisir entre rester et rentrer.

Et il a fallu fermer le village

La cérémonie religieuse se tenait dans l’église d’un village. Trois cars de cinquante places devaient y déposer leurs passagers, puis attendre, puis repartir chargés.

Un car de cinquante places ne se gare pas devant une église de village. Il a donc fallu barrer les rues du centre avec des barrières, et trouver un emplacement de stationnement pour les trois véhicules.

Et une rue barrée ne se garde pas toute seule. Il fallait quelqu’un à chaque rue fermée, pour laisser passer les habitants du village qui devaient rentrer chez eux, ou la voiture qui déposait une personne âgée devant l’église.

C’est le genre de chose qu’on ne voit sur aucune photographie, et qui occupe plusieurs personnes pendant deux heures.

Ce qu’il faut en retenir

Que ce cas est rare. Il est très rare de louer des cars pour un mariage, et la majorité des couples n’en auront jamais besoin : leurs invités viennent par leurs propres moyens, et se débrouillent très bien.

Ce qui a tout déclenché ici, ce n’est ni le budget ni le nombre. C’est que les invités arrivaient de l’étranger, en avion, sans un seul véhicule.

Si c’est votre cas, alors oui : le transport devient une ligne de budget à part entière, et il se prépare comme le reste. Sinon, passez votre chemin, et regardez plutôt du côté de l’hébergement sur place, qui règle la question de lui-même.

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