C’est l’un des sujets les plus controversés du mariage, et celui sur lequel on nous demande le plus souvent de trancher à la place des mariés.
Nous ne tranchons pas. C’est votre mariage, vous faites comme bon vous semble. En revanche, la décision a une contrepartie, et c’est elle qu’il faut regarder en face avant d’écrire les faire-part.
La contrepartie : ce sera mal pris
Si vous n’invitez pas les enfants, vous devez accepter que certains le prennent mal. Ce n’est pas une hypothèse, c’est ce qui arrive.
Accepter aussi que des gens choisissent de ne pas venir, parce qu’ils ne sont pas d’accord, ou simplement parce qu’ils n’ont pas de solution de garde. Et accepter que ça crée des tensions, parfois longtemps avant le jour J.
Si vous êtes en phase avec votre décision malgré ça, alors tenez-la, et tenez-la sans exception. Une exception accordée à une personne vous en coûtera dix.
Certains décideront de ne pas venir parce que votre choix heurte leurs valeurs. Ce n’est pas grave. Chacun choisit.
Annoncez-le dès le faire-part
C’est la seule règle vraiment impérative de cet article. Écrivez-le noir sur blanc sur le faire-part, pas au téléphone trois semaines avant.
Vos invités ont besoin de temps pour trouver une garde, prévenir leurs parents, décaler un week-end. Annoncé tôt, c’est une contrainte à organiser. Annoncé tard, c’est une vexation.
Et cela vaut dans l’autre sens : si les enfants sont les bienvenus, dites-le aussi. Sans quoi des parents viendront sans eux alors que vous les attendiez.
Cinq façons de faire
Ce n’est pas blanc ou noir. Entre le mariage sans enfants et le mariage où l’on invite tout le monde, il y a de la place.
- Les enfants au vin d’honneur seulement. Ils voient la cérémonie et le cocktail, les parents s’organisent pour la suite. C’est le compromis le plus souvent accepté.
- À partir d’un âge. Plus de dix ans par exemple. La règle est claire, elle ne vise personne, et elle se comprend.
- Des baby-sitters pour toute la soirée. Vous les embauchez, elles s’occupent des enfants du dîner jusqu’au bout. C’est un budget, et c’est celui qui achète le plus de paix.
- Une animation qui les occupe. Une structure gonflable tient des enfants pendant des heures, et elle les tient loin de la piste et des verres.
- Tout le monde est invité. Dans ce cas, il reste une chose à prévoir, et on l’oublie presque toujours.
Si vous les invitez : où dormiront-ils ?
Vers vingt-deux heures, des enfants fatigués deviennent le problème de toute la salle, à commencer par celui de leurs parents, qui partiront avant le dessert.
Prévoyez une salle à part, au calme, avec de quoi s’allonger. Certains domaines en ont une, et c’est une question à poser en visite au même titre que les sanitaires.
Et si le lieu n’a rien, il reste la méthode d’avant : on aligne quatre chaises dans un coin de la salle et ça fait un lit. Ce n’est pas élégant, ça a toujours marché.
Le plus simple reste d’être honnête
Honnête, transparent, et clair. Dites votre décision, dites-la une fois, et n’argumentez pas pendant six mois.
Certaines personnes décideront peut-être de ne pas venir parce que ce choix va à l’encontre de leurs valeurs. Ce n’est pas grave. Ce sera à chacun de choisir, et c’est le prix d’une décision assumée.
Un sujet qui fatigue
On peut le porter à votre place
Annoncer la règle, la rappeler, tenir la ligne quand une tante insiste : c’est exactement le genre de chose que nous prenons sur nous quand nous organisons un mariage.