Le DJ tient la seconde moitié de votre journée, et c’est pourtant souvent celui qu’on rencontre le plus tard, avec le moins de questions préparées.
Voici les cinq points à régler avant ce rendez-vous. Le quatrième n’est pas une question que vous posez : c’est une question qu’il doit vous poser, et sa réponse vous dira beaucoup.
1. À partir de quand voulez-vous qu’il soit là ?
C’est la première chose à trancher, parce que son devis en dépend directement. Trois cas de figure.
- Dès la cérémonie laïque, si vous en faites une sur place. Il fournit le micro et l’enceinte, il assure la sonorisation, et il peut même lancer la musique d’entrée, celle de l’échange des alliances et celle de la sortie.
- Pas à la cérémonie religieuse. L’église gère normalement le son elle-même, ou bien c’est un de vos proches qui s’en charge, ou encore un groupe, un gospel par exemple.
- À partir du cocktail, s’il vous faut une ambiance musicale pendant le vin d’honneur. À moins que vous ayez prévu un groupe, et dans ce cas le DJ arrive plus tard.
Répondez à cette question avant d’appeler, sinon vous comparerez des devis qui ne couvrent pas les mêmes heures.
2. Jusqu’à quelle heure sa prestation est-elle comprise ?
La question paraît évidente, et c’est pourtant là que naissent les mauvaises surprises. Les formules varient du tout au tout.
- Jusqu’au dernier invité ?
- Jusqu’à deux heures, puis des heures supplémentaires ?
- Jusqu’à quatre heures, comprises dans le forfait ?
Faites écrire dans le contrat l’heure de fin et le prix de l’heure supplémentaire. À deux heures du matin, ce n’est plus le moment de négocier.
Vérifiez aussi ce que votre lieu autorise : certains domaines coupent le son à une heure précise, et le DJ ne peut rien y faire. Nous répondons à cette question dans nos questions fréquentes.
3. Le dîner : dites-lui ce que vous voulez
Pendant le repas, le mieux est un fond musical, et surtout pas trop fort. C’est une consigne à donner, pas à espérer : vos invités doivent pouvoir se parler sans hausser la voix.
Il gère aussi tous les moments qui ponctuent le dîner, et chacun a besoin de sa musique : votre entrée en salle, la découpe du gâteau, la première danse.
Et au moment des discours, c’est lui qui fournit les micros. Demandez-lui combien il en a et s’ils sont sans fil : à deux micros on se passe le relais, à un seul on se lève et on traverse la salle.
4. La question qu’il doit vous poser
Celle-là, vous n’avez pas à la poser. Écoutez plutôt comment il vous interroge sur la musique de la soirée dansante.
Un bon DJ vous demande deux listes : celle des titres indispensables, et votre blacklist. S’il ne demande que la première, c’est un renseignement sur lui.
La blacklist est la plus importante des deux, parce qu’elle vous protège : ce que vous ne voulez pas entendre ne passera pas, même si un invité vient le réclamer au milieu de la nuit.
Donnez-lui les deux par écrit. Il pourra refuser en s’appuyant dessus, et vous n’aurez pas à dire non vous-mêmes le soir de votre mariage.
La blacklist n’est pas un caprice.
5. Les éclairages, qu’il fait souvent aussi
On l’oublie, et on part chercher un prestataire séparé : beaucoup de DJ font aussi la lumière.
Demandez-lui ce qu’il peut éclairer. La piste, évidemment, mais aussi l’intérieur de la salle, la façade du bâtiment, et parfois le parc.
Posez la question avant d’appeler quelqu’un d’autre. Vous économiserez peut-être un prestataire, et vous éviterez surtout deux installations qui se gênent.
Ce qu’il faut préparer pour le rendez-vous
- Les endroits qu’il doit sonoriser.
- Les horaires qui vous intéressent : l’heure à laquelle il commence, celle à laquelle il s’arrête.
- Lui demander s’il connaît la salle, et prévoir une visite avec lui si ce DJ vous intéresse.
- La liste de ce que vous aimeriez voir éclairé.
Et les autres prestataires
La même méthode, pour chacun d’eux
Un rendez-vous préparé dure moins longtemps et se décide mieux. C’est vrai du DJ, et c’est vrai du traiteur, du photographe et de la fleuriste.