L’hiver traîne une mauvaise réputation, et elle ne tient pas. Un mariage d’hiver peut être magnifique, et il n’a pas besoin de neige pour ça : l’ambiance est simplement autre.
Il a même deux avantages que les mariages d’été n’auront jamais.
Un : la décoration de Noël est déjà posée
Si vous aimez l’ambiance de Noël, servez-vous. Les parcs sont illuminés, les villes aussi, les vitrines, les places, les grandes rues. Tout cela est gratuit, et c’est déjà installé.
Prenez le temps d’en profiter pour vos photographies. Un centre-ville décoré à la nuit tombée vaut n’importe quel décor loué, et il ne vous coûtera rien d’autre qu’un détour dans le planning. Dites-le au photographe dès le premier rendez-vous : cela se prépare.
Deux : tout coûte moins cher
C’est l’argument le plus concret. En hiver, la salle est moins chère, et les prestataires aussi. Ils ont des dates à remplir, ils ne refusent pas, ils négocient.
Le même mariage, la même équipe, le même nombre d’invités : la facture n’est pas la même en janvier et en juin. Si votre budget est serré, c’est le levier le plus rapide, avant même de couper dans la liste. Nous avons mis les autres bout à bout dans notre article sur le petit budget.
La nuit tombe à dix-sept heures. Avancez tout.
Voilà la vraie contrainte de l’hiver, et elle se règle en décalant la journée. En été vous avez de la lumière jusqu’à vingt-deux heures ; en décembre, vous en avez jusqu’à dix-sept.
Concrètement : cérémonie à quatorze heures, photographies à seize heures au plus tard. C’est ce qui vous laisse une chance d’attraper l’heure dorée, quand le ciel veut bien la donner.
Une journée d’hiver bien construite n’est pas une journée raccourcie : c’est la même journée, commencée plus tôt. Le vin d’honneur tombe à la nuit tombée, et avec les bougies allumées, c’est souvent le plus beau moment.
Le froid : huit vérifications
Aucune n’est compliquée. Toutes se font au moment de la visite, et c’est là qu’elles coûtent le moins cher.
- Le chauffage de la salle, deux fois. Une fois pendant la visite, et une deuxième fois la semaine précédente. Une chaudière qui n’a pas tourné depuis octobre se découvre en panne le matin même, et il est alors trop tard.
- Le chauffage de l’église, si vous vous y mariez. Beaucoup ne sont pas chauffées, ou le sont mal, et une cérémonie dure trois quarts d’heure sans manteau.
- Le vestiaire. C’est l’oubli numéro un. Cent manteaux, il faut bien les mettre quelque part : soit une pièce à part avec des portants et des porte-manteaux, soit une séparation aménagée dans la salle. Prenez la décision à la visite, pas le jour J.
- L’espace du cocktail, à l’intérieur. En hiver, il n’y a pas de repli à improviser : le cocktail se tient dedans, et il faut que la place existe pendant qu’on dresse la salle à côté.
- Des braseros pour l’extérieur, en particulier pour une cérémonie laïque dans le parc. Ils changent tout, et ils se louent.
- Un éclairage chaud. Oubliez les néons. Une belle salle sous des néons blancs devient une cantine, et vos photographies le montreront.
- Les routes. Verglas, brouillard, nuit tôt : un domaine perdu à quarante minutes ne se rejoint pas de la même façon en février qu’en juillet.
- Les couchages sur place, en conséquence. Selon l’endroit, ce n’est plus un confort mais une nécessité.
Un exemple
Fabrice et Virginie, un mariage à la montagne
Ils se sont mariés en hiver 2012, et ils ont pris le parti d’en faire un thème au lieu de le subir. Les tables portaient des noms de stations de ski, le plan de table était fait de boules transparentes remplies de fausse neige, suspendues entre deux sapins givrés.
La salle était éclairée en bleu, avec des bougies partout et des lampions de papier au plafond. Et à la sortie de l’église, sous les parapluies, chaque invité tenait un lampion allumé : sous un ciel gris de février, c’est ce qui fait les photographies.
Regardez la deuxième image de plus près : tout le monde est en manteau dans l’église. C’est exactement la question du chauffage, et elle se pose avant, pas le jour même.
10 photographies. Cliquez pour agrandir.
Les fleurs de la saison
Elles existent, elles sont belles, et votre fleuriste les aura sans les faire venir d’ailleurs : renoncules, anémones, jacinthes, et de l’eucalyptus pour tenir le tout.
L’anémone noire et blanche sur une table sombre, c’est un effet que juin ne donne pas. Demandez à votre fleuriste ce qui sera de saison à votre date précise : entre décembre et mars, la réponse change.
Parlons-en
Une date en hiver ?
C’est la saison où nous sommes le plus disponibles, et où vos prestataires le sont aussi. Le premier échange est gratuit.