Celui-ci n’est pas un domaine de réception : c’est un hôtel-restaurant quatre étoiles installé dans un château, rue du Champ de Foire, à Chasseneuil-du-Poitou, à côté du Futuroscope.
Nous y avons organisé plusieurs mariages, dont celui de Mickaël et Gaël en 2012, sur le thème des palaces : noir, blanc et rouge, menus monogrammés comme dans un grand hôtel, et une voiture d’exception devant le perron. Le château se prêtait au jeu mieux qu’aucun autre lieu de la région.
Et nous y sommes retournées en 2024 pour une raison tout à fait différente, dont nous parlons plus bas.
Le lieu annonce de dix à deux cent cinquante convives, sur plusieurs salles et salons privés, pour une surface totale de 400 m². Ce chiffre demande une explication, et nous la donnons plus bas : ce n’est pas le nombre de personnes que vous pouvez asseoir ensemble.
Un hôtel, et tout ce que cela change
C’est le seul lieu de cette rubrique qui soit d’abord un hôtel, et cela modifie trois choses d’un coup.
La cuisine est à eux. Le chef, Cédric Ravaud, établit les menus à la saison. Vous ne choisissez donc pas votre traiteur : c’est le contraire de presque tous les autres lieux dont nous parlons. Selon votre projet, c’est un soulagement ou une contrainte, mais il faut le savoir avant la visite.
Vos invités dorment à l’étage. Pas dans un gîte à vingt minutes, pas sous une tente : dans des chambres d’hôtel, au-dessus de la salle. La question des retours de nuit disparaît pour ceux qui y logent.
Il y a un spa et une piscine. Ce qui donne au lendemain et à la veille une consistance que peu de domaines offrent.
Les housses de la couturière, en 2012
Voici notre souvenir le plus parlant de ce lieu, et il commence mal.
Au mariage de Mickaël et Gaël, la salle était meublée de grandes chaises un peu vieillottes. Belles dans un salon, moins sur des photographies de mariage.
Nous avons trouvé une couturière, qui a fabriqué des housses sur mesure pour les couvrir. Pas des housses de location standard : des housses faites pour ces chaises-là.
Nous racontons cela pour deux raisons. La première, c’est que un détail qui vous gêne en visite se règle presque toujours, à condition de le repérer tôt et de ne pas se contenter de ce qui se loue en catalogue.
La seconde, c’est que ces chaises n’existent plus. Le domaine a été racheté en 2013 ou 2014, et il y a eu de gros travaux de rafraîchissement et un changement de mobilier. Cela a fait du bien. Ce que nous décrivons ici appartient donc à l’histoire du lieu, pas à ce que vous verrez en visite.
Un détail qui vous gêne en visite se règle presque toujours.
Le thème des palaces, en 2012
Noir, blanc et rouge
Photographies de Frédéric Chelmas, qui couvrait le mariage de Mickaël et Gaël.
Le feu d’artifice, celui de la photographie en haut de cette page, se tirait depuis le parc, et les invités le regardaient depuis la balustrade du château.
Si vous envisagez la même chose, posez la question à la visite : c’était possible ce soir-là, mais un hôtel avec des clients qui dorment ne l’autorise pas forcément toutes les nuits de l’année.
4 photographies. Cliquez pour agrandir.
Mickaël et Gaël, 2012
Le feu d’artifice, en mouvement
Les photographies ne rendent pas le bruit, ni le moment où tout le monde se tait. La voici donc en entier.
Un mot d’organisation, puisque c’est notre métier : un feu d’artifice se cale après le dessert et avant la piste de danse. Trop tôt, vos invités sont encore à table et sortent à contrecœur. Trop tard, la soirée est lancée et vous la cassez en deux.
Le dîner de la veille, et l’autre façon d’utiliser un hôtel
En 2024, nous avons privatisé tout le domaine pour le mariage de Sandra et Amadeo. Mais la réception, elle, se tenait ailleurs.
La Ribaudière a servi à deux choses : loger le marié et ses garçons d’honneur, et recevoir le dîner de bienvenue la veille.
C’est un usage que peu de couples envisagent, et qui résout un vrai problème. Quand une partie de vos invités arrive la veille, il faut les nourrir et les occuper, et on finit souvent par improviser une pizza à trente. Un hôtel avec une cuisine le fait sans y penser, et les mariés dorment sur place.
Retenez-le même si votre réception se tient ailleurs : le lieu du samedi et le lieu du vendredi n’ont pas à être le même.
Deux cent cinquante, mais pas dans la même pièce
Voici le point qui change tout, et il n’apparaît nulle part en toutes lettres.
Les deux cent cinquante convives et les 400 m² sont des totaux, répartis sur plusieurs salles et salons privés. Autrement dit, pour être deux cent cinquante, il faudrait installer vos invités dans deux ou trois pièces différentes.
Personne ne fait cela. Aucun couple n’accepte de dîner dans une salle pendant qu’un tiers de ses invités dîne dans une autre, sans voir les discours et sans entendre la musique. Nous ne l’avons jamais proposé, et nous ne le proposerons pas.
Le seul chiffre qui compte, c’est donc celui de la plus grande salle. De mémoire, on est autour de cent, peut-être cent vingt personnes assises. C’est le nombre à leur faire confirmer, et c’est celui sur lequel vous devez bâtir votre liste d’invités.
Les autres salons gardent leur utilité, mais pour autre chose : le vin d’honneur, le coin des enfants, un bar, ou le dîner de la veille.
Ce qu’il faut demander à la visite
- Les brochures mariage. Ils en publient une par semestre. Demandez celle de votre date : c’est plus précis que n’importe quelle fourchette.
- Combien de personnes assises dans la plus grande salle ? C’est la première question, et la seule qui décide de votre liste d’invités. Demandez un plan de table dessiné.
- La piste de danse : où exactement, et jusqu’à quelle heure, puisque des clients de l’hôtel dorment au-dessus.
- La privatisation complète : à quelles conditions, et à partir de combien de chambres réservées ?
- Le nombre de chambres, et le tarif pour vos invités.
- La décoration : ce que vous pouvez apporter, accrocher, installer, et à partir de quand.
- Le feu d’artifice, s’il vous fait envie : possible, et à quelles conditions ?
Le reste est dans nos douze questions à poser en visite.
Ce que nous aimons, et ce que nous aimons moins
Ce que nous aimons : le lieu, qui est magnifique. Les chambres au-dessus de la salle. Le spa et la piscine, qui donnent une existence à la veille et au lendemain. La possibilité de tout privatiser. Et la proximité du Futuroscope et de Poitiers, qui simplifie l’arrivée de tout le monde.
Ce que nous aimons moins : vous ne choisissez pas votre traiteur. Et le chiffre de deux cent cinquante, qui donne une fausse idée de la taille du lieu : comptez plutôt une centaine d’invités assis ensemble.
Ce que nous en pensons
C’est le lieu des mariages d’une centaine de personnes où l’on ne veut rien porter. Pas de traiteur à choisir, pas de mobilier à louer, pas de navettes à organiser pour ceux qui dorment sur place. Vous décidez du style, ils exécutent.
C’est aussi, et peut-être surtout, un excellent lieu de veille quand votre réception se tient ailleurs dans la Vienne.
À quelques kilomètres, dans un tout autre esprit : le domaine Aliénor d’Aquitaine et le château de Baillant, où vous amenez tout et où vous décidez de tout.
Leur site : ribaudiere.com.
Photographies : Frédéric Chelmas, au mariage de Mickaël et Gaël, en 2012.