Ne nous cachons pas : pour beaucoup de mariés, les photos de groupe sont le moment redouté. C’est long, c’est barbant, et ça les saoule.
Ce n’est pas une fatalité. C’est un problème d’organisation, et il se règle entièrement avant le jour J.
Le nombre de photos dépend du temps, pas des invités
C’est le contresens le plus répandu. Le nombre de photos de groupe que vous ferez ne dépend ni du nombre d’invités, ni de vos envies : il dépend du temps que vous acceptez d’y passer, et de votre organisation.
Notre recommandation : ne dépassez pas trente minutes. Au-delà, vos invités s’éparpillent, le cocktail est commencé sans vous, et vous le vivez mal.
Dans cette même demi-heure :
- Mal organisés, vous ferez six ou sept photos.
- Bien organisés, vous en ferez quinze à vingt, sans effort.
La même demi-heure donne six photos ou vingt. La différence tient à une feuille de papier préparée trois semaines avant.
La liste, et l’ordre
Préparez la liste avec votre photographe. Pas la veille : en rendez-vous, assez tôt pour y réfléchir. Vous devez savoir, avant d’arriver, dans quel ordre les photos se font et avec qui.
Et l’ordre ne se décide pas au hasard. On l’optimise pour les personnes les moins mobiles.
Si tata Monique figure sur trois photos, ces trois photos doivent se suivre, pour qu’elle n’ait pas à venir et repartir trois fois. Votre sœur de vingt ans, elle, peut traverser le parc quatre fois sans que cela gêne personne. On construit l’ordre autour de ceux qui se déplacent le moins.
Une personne dédiée, et c’est indispensable
C’est le point sur lequel nous ne transigeons pas. Il faut quelqu’un dont le seul rôle, pendant cette demi-heure, est d’appeler les invités.
- Elle a la liste en main.
- Elle connaît l’ordre exact des photos.
- Elle connaît une bonne partie des invités, sinon elle appelle des noms dans le vide.
- Elle est parfaitement briefée, avant le jour J.
- Elle ne figure pas sur toutes les photos, sinon elle ne peut pas faire son travail. À la limite sur les toutes premières, ou sur les dernières.
Le mécanisme qui fait toute la différence
Voici ce qui sépare les six photos des vingt, et c’est très simple : on a toujours deux photos d’avance.
Pendant qu’on prend la photo 1, les gens de la photo 2 sont déjà appelés et attendent sur le côté, et on appelle ceux de la photo 3.
Pendant qu’on prend la photo 2, ceux de la photo 3 sont prêts, et on appelle la photo 4.
Le photographe ne s’arrête jamais pour attendre. C’est tout le secret, et cela ne demande qu’une personne qui compte deux coups d’avance.
Les téléphones, le vrai saboteur
Entendez-vous avec votre photographe, et surtout avec vos invités : personne d’autre que lui ne photographie au même moment.
Ce qui se passe sinon est mécanique. Les gens sortent leur téléphone, les personnes photographiées ne savent plus où regarder, et la photo du photographe est ratée. Celle que vous payez.
La règle à annoncer, simple et acceptable par tous : après lui, jamais avant. Il fait sa photo, il le dit, et ensuite les téléphones sortent.
Deux règles absolues, et elles sont dures
- Si Roger est parti faire autre chose alors qu’on l’appelle depuis vingt minutes, tant pis pour Roger. Il ne sera pas sur la photo. Attendre une personne coûte le temps de trois photos.
- On n’ajoute aucune photo qui n’était pas dans la liste. Jamais. C’est là que la demi-heure devient une heure et quart, parce que chaque ajout en appelle deux autres.
Deux astuces vues sur de vrais mariages
Les bracelets de couleur, distribués en amont selon les photos où chacun figure : les violets pour telle photo, les jaunes pour telle autre. Ça marche, avec une limite : sur un grand mariage, certains se retrouvent avec trop de bracelets au poignet et ne savent plus lequel on appelle. À réserver aux mariages où les groupes sont peu nombreux.
La liste affichée à l’entrée du lieu, avec les photos déjà faites cochées au fur et à mesure. Vos invités voient venir leur tour, et ceux qui ont fini savent qu’ils sont libres.
Et surtout, lâchez du lest
Vous n’êtes pas obligés d’avoir une photo de groupe avec chacun de vos invités. Vraiment pas.
Vous ferez des centaines d’autres photographies à d’autres moments de la journée, au cocktail, à table, sur la piste, et ce sont souvent celles-là que vous regarderez le plus. Les photos de groupe servent à fixer les familles et les témoins, pas à faire l’inventaire de la salle.