Le lieu est réservé, le traiteur est signé, le photographe et le DJ ont vos dates. Vous avez l’impression d’avoir fini.
Vous êtes à la moitié. Et la moitié qui reste ne se réserve pas, ne se paie pas en une fois et ne se coche pas sur une liste. C’est de l’humain, et ça prend des mois.
Tout dépend d’un seul chiffre
À la date que vous avez fixée sur vos faire-part, il va falloir relancer vos invités un par un pour savoir qui vient et qui ne vient pas. Pas une relance collective : une par foyer, jusqu’à obtenir une réponse ferme.
C’est fastidieux, c’est ingrat, et c’est la tâche la plus importante de toute cette période. Parce que de ce chiffre découle absolument tout le reste.
- Le nombre de repas que vous commandez au traiteur.
- Les spécificités alimentaires : allergies, régimes, intolérances. Elles se demandent, elles ne se devinent pas.
- Le nombre de repas enfants, qui ne se facture ni au même prix ni dans la même quantité. Nous en parlons dans notre article sur les enfants au mariage.
- Le nombre de boissons à prévoir, et c’est là que les erreurs coûtent le plus : voyez les quantités.
- Le plan de table, qui ne peut pas commencer avant d’avoir le chiffre définitif. Notre méthode.
- Le nombre de logements et leur attribution, qui est un chantier à lui tout seul : loger ses invités.
- Et le repas de vos prestataires, qu’on oublie presque toujours dans le compte. Pourquoi et quand.
Si vous partez sur cent vingt invités et que vous finissez à quatre-vingt-dix, ce ne sont pas trente couverts en moins. Ce sont trois tables entières qui disparaissent.
Trois tables en moins, et tout ce qui va avec
C’est l’exemple que nous donnons toujours, parce qu’il rend la chose visible. Cent vingt invités, ce sont douze tables de dix. Quatre-vingt-dix, ce sont neuf tables. Trois tables disparaissent, et avec elles :
- Trois centres de table commandés au fleuriste, qui ne serviront pas.
- Le nappage, à reprendre : trois nappes et leurs chemins de table.
- La vaisselle, louée au couvert.
- Les chaises, louées à l’unité, housses comprises.
- Et toute la scénographie pensée pour douze tables, qui doit se rééquilibrer sur neuf sans que la salle paraisse vide.
Chacune de ces lignes est un devis à corriger et un prestataire à rappeler. Et chacune a sa date limite de modification, souvent bien plus tôt qu’on ne l’imagine. Un loueur de mobilier ne reprend pas trois tables la veille.
C’est pour cette raison que la relance des invités ne peut pas attendre : ce n’est pas une formalité de politesse, c’est le point de départ de dix recalculs.
Du côté des prestataires, le travail n’est pas fini
Les réserver ne suffit pas. Ils attendent de vous des informations que vous êtes seuls à avoir, et ils les attendent avant le jour J.
- La liste des photographies que vous voulez. Les groupes, les personnes à ne pas oublier, la grand-mère qui ne se déplacera plus. Un photographe ne devine pas qui compte pour vous.
- Toutes les musiques de la journée. Et il y en a plus qu’on ne croit : l’entrée de la cérémonie, les temps forts, la sortie, l’entrée en salle, la première danse, l’ouverture du bal. Nous détaillons ce que votre DJ attend de vous dans le premier rendez-vous avec son DJ.
Et les essais, tous les essais
Dernier bloc, et celui qu’on repousse le plus volontiers. Il faut tout tester avant.
- L’essai maquillage.
- L’essai coiffure, et de préférence le même jour que le maquillage, pour voir l’ensemble.
- Les essais de robe, qui sont plusieurs et non un.
- L’essai du costume, retouches comprises.
- Et les chaussures. Oui, les chaussures. On les essaie, on marche avec, on danse avec, et on les porte à la maison avant de les porter douze heures.
Ce que personne ne vous dit en signant
Réserver un prestataire prend une heure. Lui donner ce dont il a besoin prend des mois, et c’est ce travail-là qui fait la différence entre un mariage qui tient et un mariage où tout le monde improvise.
Si vous le faites vous-mêmes, prévoyez-le dans votre calendrier au lieu de le découvrir. Et sachez que la dernière semaine a ses propres surprises : nous les avons racontées ici.