Le Castel Marie-Louise est un manoir Belle Époque posé dans un parc, à La Baule-Escoublac, face à la baie du Pouliguen. Cinq étoiles, membre des Relais & Châteaux, du groupe Barrière, trente et une chambres et suites décorées par Jacques Garcia, et un restaurant gastronomique.
Nous y avons organisé le mariage d’Aurélie et Benjamin : messe à Notre-Dame-de-Lourdes, puis cérémonie dans le parc, cocktail dans le parc, et dîner dans le restaurant de l’hôtel.
La chose à comprendre avant de le visiter : ce n’est pas un domaine de réception. C’est un hôtel, et cela change tout.
Un hôtel, pas une salle
Dans un domaine, vous louez des murs vides et vous apportez tout : le traiteur, le mobilier, le service, parfois jusqu’à la vaisselle. Ici, rien de tout cela. Vous dînez dans un restaurant gastronomique qui fonctionne déjà, avec son chef, sa brigade, sa cave et son service.
Les conséquences sont directes. Vous ne choisissez pas votre traiteur, et vous n’avez pas à le chercher. Vous ne louez ni tables ni chaises ni verres. Vous n’avez pas de manutention, qui est la charge la plus lourde et la plus invisible d’un mariage. Et le service sera bon, parce que c’est leur métier tous les soirs de l’année, pas seulement le jour de votre mariage.
En échange, vous perdez la liberté. On ne transforme pas la salle d’un Relais & Châteaux, on l’accompagne.
Il faut que le mariage reste petit
Celui d’Aurélie et Benjamin était petit et très luxueux. C’est exactement ce que le lieu sait faire.
Trente et une chambres, cela veut dire que vos invités dorment sur place, ce qui est un luxe rare et règle la question des retours de nuit. Mais cela veut dire aussi que le nombre est borné. Si vous rêvez de deux cents convives et d’une piste de danse jusqu’à cinq heures, ce n’est pas ici, et personne ne vous rendra service en vous disant le contraire.
Le bon usage, c’est un mariage où l’on met le budget dans la qualité plutôt que dans le nombre : moins d’invités, une table gastronomique, un parc, l’océan, et tout le monde qui monte se coucher à l’étage.
Le parc fait la moitié du travail
La cérémonie et le cocktail s’y sont tenus, et c’est ce qu’il faut y faire. Le parc arboré donne à la journée la respiration que l’intérieur, feutré et intime, ne peut pas donner à lui seul.
C’est aussi le seul endroit où vous décorez librement. Nous y avons bordé l’allée de pots fuchsia et blancs coiffés de boules de roses et de buis, avec un tapis de gazon. Dehors, on peut oser une couleur franche : à l’intérieur d’un manoir aux imprimés fleuris, non.
Ce que nous aimons moins
Le prix, évidemment. C’est un cinq étoiles Relais & Châteaux : la nuit, le dîner et la privatisation se situent dans un ordre de grandeur sans rapport avec un domaine de la Vienne.
La capacité, qui exclut les grandes familles. Ce n’est pas un défaut du lieu, c’est un critère de choix.
La liberté de décoration est limitée à l’intérieur, ce qui est normal et qu’il faut accepter d’avance.
Le bruit du soir : un hôtel a des clients qui dorment, et qui ne sont pas tous à votre mariage. Posez la question de l’heure et du volume avant de réserver votre DJ.
Ce qu’il faut leur demander
En plus de nos douze questions de visite :
- Faut-il privatiser l’hôtel entier, ou seulement le restaurant, et à partir de combien de chambres ?
- Le restaurant reste-t-il ouvert à d’autres clients le soir de votre mariage ?
- Jusqu’à quelle heure la musique, et à quel volume, avec des chambres occupées au-dessus ?
- Que peut-on installer dans le parc, et qui monte quoi ?
- Le menu est-il celui de la carte, ou existe-t-il des menus de réception, et y a-t-il une dégustation ?
- Les chambres sont-elles bloquées pour vos invités, jusqu’à quelle date, et à quel tarif ?
- Que se passe-t-il s’il pleut le jour de la cérémonie dans le parc ?
Nous allons partout en France
Poitiers, La Rochelle, et la Côte d’Amour
Nous avons organisé des mariages à La Baule, sur la Côte d’Azur, en Sologne, en Dordogne, en Italie. Le premier échange est gratuit et se fait par téléphone.
Photographie : Les Vœux d’Isis, au mariage d’Aurélie et Benjamin.