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Les Vœux d’Isis
Le château de Montbeil vu du parc, sa grande pelouse et la gloriette en fer forgé

Lieux de mariages

Le château de Montbeil, à Boivre-la-Vallée

Quarante-neuf couchages pour quatre-vingts convives

Un ancien relais de chasse, devenu maison familiale agricole, repris en 2020 et entièrement rénové. Il se trouve à Boivre-la-Vallée, à vingt-cinq minutes de Poitiers, dans la campagne à l’ouest de la ville.

750 m² à l’intérieur, quatre-vingts convives assis. Sur le papier, c’est un domaine de plus.

Sauf qu’il règle, mieux que tous les autres dont nous parlons ici, les deux problèmes qui gâchent le plus de mariages : où dorment les invités, et jusqu’à quelle heure on peut faire du bruit.

Quarante-neuf couchages pour quatre-vingts convives

C’est le meilleur rapport de toute cette série, et de loin. Six invités sur dix dorment sur place.

À l’étage, neuf chambres. Au rez-de-chaussée, deux grandes chambres, l’une pour six personnes et l’autre pour quatre, dont une accessible aux personnes à mobilité réduite.

Ce dernier point mérite qu’on s’y arrête. Nous avons souvent des grands-parents à loger, et la réponse est presque toujours la même : un hôtel à vingt kilomètres, et quelqu’un de la famille qui quitte la soirée pour les raccompagner. Ici, ils dorment au rez-de-chaussée, et personne ne rate rien.

La piste de danse est dans le parc

Voilà l’autre bonne idée, et elle découle de la première.

Il y a deux salles de réception. La plus grande, dans le château, reçoit quatre-vingts personnes assises ou cent vingt debout : c’est là que vous dînez. La seconde est un chalet de 100 m² dans le parc, avec ses propres sanitaires, une terrasse, un barbecue et un espace climatisé pour garder les plats au frais. C’est là qu’on danse.

Quand quarante-neuf personnes dorment au-dessus de la fête, la musique devient le problème de la nuit : ceux qui montent se coucher n’entendent que les basses, et ceux qui restent baissent le son. Ici, les deux sont dans des bâtiments différents.

C’est exactement ce que nous cherchons à obtenir à force d’arrangements ailleurs, et qui est donné d’avance ici.

Ceux qui dorment et ceux qui dansent ne sont pas dans le même bâtiment.

Les préparatifs, et ce qui les rend possibles

Le domaine annonce des dressings, des paravents et trois grandes salles de bains à l’étage.

Cela paraît anecdotique, cela ne l’est pas. Dans la plupart des lieux, les préparatifs se font dans une chambre : la coiffeuse, la maquilleuse, trois témoins, les robes sur des cintres accrochés à une porte, et la photographe qui recule jusqu’au mur pour cadrer.

Trois salles de bains et de vrais dressings, cela veut dire que tout le monde se prépare en même temps sans se marcher dessus. Vous gagnez une heure, et vous la passez avec vos proches au lieu de la passer à attendre.

Le parc, et sa vraie taille

Disons-le franchement : 5 000 m². C’est un demi-hectare, et c’est un jardin, pas un domaine.

Si vous rêvez d’une cérémonie au bout d’une allée d’arbres centenaires avec douze hectares autour, ce n’est pas ici : allez voir la Tour d’Oyré ou l’abbaye du Pin, qui sont dans le même département.

Mais un demi-hectare bien tenu suffit largement à quatre-vingts personnes. Il y a une gloriette en fer forgé pour la cérémonie, de la place pour le Mölkky, le palet et la pétanque, et un espace où les enfants jouent sans qu’on les perde de vue. C’est un parc à taille d’invités, pas à taille de brochure.

Le traiteur et le prix

Une entrée dédiée à l’arrière du château donne directement sur la cuisine équipée. Le domaine propose une liste de partenaires si vous le souhaitez : rien n’est imposé, mais faites-le confirmer par écrit.

Le tarif est annoncé à partir de 600 €. Comme pour le château de Baillant, ces trois mots recouvrent la salle seule, hors saison, sur une journée. Les chambres, le chalet et les jours supplémentaires se comptent à part.

Demandez donc un devis pour ce que vous voulez vraiment : le week-end entier, les deux salles, et les onze chambres. C’est ce chiffre-là qui compte, et lui seul se compare.

Ce qu’il faut demander à la visite

  • Le chalet. C’est là que vos invités finiront la nuit : regardez-le aussi attentivement que la salle à manger. Est-il chauffé ? À quelle distance exacte des chambres ?
  • L’heure limite de la musique dans le chalet, et le voisinage le plus proche.
  • Le détail des onze chambres : combien de lits dans chacune, et comment vous les répartissez.
  • Les chambres sont-elles comprises dans la location du week-end, ou facturées à la nuitée ?
  • Le traiteur : le vôtre est-il accepté sans condition ?
  • Le créneau d’installation : la veille est-elle possible ?

Leur site propose une visite virtuelle : commencez par là, cela vous évitera un déplacement si le lieu ne vous parle pas. Le reste est dans nos douze questions à poser en visite.

Ce que nous aimons, et ce que nous aimons moins

Ce que nous aimons : les quarante-neuf couchages, la chambre accessible au rez-de-chaussée, et surtout la salle de danse séparée. Les trois salles de bains pour les préparatifs. Et un niveau de prix qui laisse de la place au reste du budget.

Ce que nous aimons moins : le parc, qui est petit. Et le à partir de, qui oblige à tout redemander.

Ce que nous en pensons

C’est le lieu du mariage qui dure tout le week-end sans que personne ait à prendre sa voiture. Quatre-vingts personnes, la moitié qui dort sur place, et une piste de danse à cinquante mètres des lits.

Son concurrent direct est le domaine de l’Écorcerie, à Ligugé : quatre-vingt-quinze convives et trente-deux couchages, dans un autre registre et avec une chapelle. Si vous hésitez, la question est simple : combien des vôtres voulez-vous garder sur place le dimanche matin ?

Les autres domaines dont nous parlons : Baillant et Aliénor d’Aquitaine près du Futuroscope, le Logis de l’Héronière près de La Rochelle, le château de l’Isle en Médoc et Laverdines dans le Berry.

Leur site : chateaudemontbeil.com.

Photographie : château de Montbeil.

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