Aller au contenu
Les Vœux d’Isis
La salle vue d’en haut : nappes noires, housses blanches à nœuds fuchsia, branches et bougies

Lieux de mariages

La salle des fêtes de Vivonne

Ce qu’une salle communale permet vraiment, quand on sait la traiter

Vivonne est à une vingtaine de minutes au sud de Poitiers. Sa salle des fêtes est ce qu’elle est : un volume communal, un parquet, un plafond de dalles, des poteaux de bois et un bar au fond.

Nous y avons marié C. et B. un 23 août. Regardez les photographies avant de lire la suite : c’est la même salle que celle que vous avez visitée un mardi matin, vide et éclairée au néon.

Une salle des fêtes n’est ni belle ni laide. Elle est nue. C’est le lieu le moins cher du marché, et celui qui demande le plus de travail.

Ce qu’on gagne

Le prix. Une salle communale se loue pour quelques centaines d’euros là où un domaine en demande plusieurs milliers. Sur un budget de mariage, c’est la différence entre un photographe et pas de photographe.

La liberté. Vous choisissez votre traiteur, votre DJ, vos horaires de montage, et personne ne vous impose une liste.

Le bâti. Il y a l’eau, l’électricité, des sanitaires, une cuisine, un parking et un toit. Ce sont précisément les quatre postes qui coûtent une fortune quand on se marie dans un champ.

Ce qu’il faut y apporter

Tout le reste, et c’est là que le budget économisé repart.

  • Des housses de chaises. Non négociable. Les chaises d’une salle communale sont en plastique ou en tube, et rien ne trahit davantage le lieu sur les photographies.
  • Des nappes qui ne sont pas blanches. Nous avons pris du noir, qui fait disparaître les tables et laisse briller ce qu’on pose dessus. Le blanc, sous un néon, fait réfectoire.
  • De la lumière, la vôtre. C’est le poste le plus rentable de tous. Des projecteurs qui lavent les murs de couleur, et le plafond de dalles disparaît.
  • De la hauteur. Des branches dans des vases, des photophores suspendus à des guirlandes de perles : l’œil monte, et il ne regarde plus les poteaux.

La lumière fait les trois quarts du travail

Sur les photographies de C. et B., il n’y a presque aucune fleur. Il y a des branches, des bougies, des boules de verre remplies de billes d’eau et de LED, et des murs lavés de rose et de doré.

C’est le calcul à faire quand le budget est compté : à somme égale, l’éclairage transforme une salle communale plus sûrement que les fleurs. Les fleurs se voient sur les tables ; la lumière se voit partout, y compris sur les murs que vous vouliez cacher.

Et le parquet, qui est souvent le seul bel élément d’une salle des fêtes, devient magnifique dès que le DJ pose ses lumières dessus.

C. & B., 23 août 2014

La même salle, un soir d’août

9 photographies. Cliquez pour agrandir.

Ce que nous aimons moins

Tout est à monter et à démonter, souvent dans une fenêtre courte imposée par la mairie. C’est de la manutention, beaucoup, et il faut des bras prévus et nommés.

Le ménage du lendemain vous incombe, et la caution en dépend. Le dimanche matin, personne n’est en état : désignez les volontaires avant le mariage, pas après.

L’heure limite est stricte et le voisinage est proche. Une commune n’a aucune raison de fermer les yeux sur sa propre salle.

Il n’y a pas de plan B extérieur. La cérémonie de C. et B. s’est tenue dehors, sous un grand cèdre. S’il avait plu, tout se serait replié dans la salle, sur la piste de danse, qu’il aurait fallu rehabiller ensuite.

Ce qu’il faut demander à la mairie

Les questions propres à une salle communale, en plus de nos douze questions de visite :

  • À partir de quand peut-on entrer, et jusqu’à quand rester le lendemain ?
  • La salle est-elle louée à quelqu’un d’autre la veille ou le lendemain ?
  • Y a-t-il un limiteur de décibels, et à quelle heure la musique doit-elle s’arrêter ?
  • Quelle est la puissance électrique disponible, et où sont les prises ? Un traiteur et un DJ ensemble font sauter beaucoup de tableaux communaux.
  • Que contient exactement la cuisine, et y a-t-il un lave-vaisselle ?
  • Peut-on fixer quelque chose aux murs et au plafond, et comment ?
  • Quel est le montant de la caution, et dans quel état faut-il rendre la salle ?
  • Peut-on faire la cérémonie dehors, et sur quel terrain ?

Une salle des fêtes, ce n’est pas un mariage au rabais

C’est un mariage où le budget va ailleurs

Nous décorons des salles communales comme nous décorons des châteaux, et c’est souvent plus intéressant : il n’y a rien, donc tout est à inventer.

Photographies : Les Vœux d’Isis, au mariage de C. et B.

Votre mariage

Parlons-en de vive voix