Bignoux est à dix minutes à l’est de Poitiers. Sa salle des fêtes est une salle des fêtes : un parquet, une charpente de bois clair, des murs crème, des chaises pliantes et des fanions accrochés par la commune.
Nous y avons marié Ludivine et Cyril en 2018, devant cent personnes.
Nous publions rarement la photographie d’une salle avant décoration. Celle-ci, si. Elle est la première de la galerie, et elle dit mieux que n’importe quel argument ce que fait une décoratrice.
Ce que la salle a déjà
De la place pour danser. C’est plus rare qu’on ne croit. À cent convives, beaucoup de salles obligent à sortir les tables entre le dessert et la piste, et c’est une heure de flottement au milieu de la soirée. Ici, non : les deux tiennent ensemble.
Un vrai office traiteur. Pas un évier et une plaque : un office où une équipe peut travailler. C’est ce qui décide de la qualité du service, et personne ne le regarde en visite.
Une charpente de bois apparente. Elle est claire, elle est belle, et surtout elle donne des points d’accroche. Une dalle de faux plafond n’en donne aucun.
Le plafond de boules chinoises, à la nacelle
La mariée y tenait. Nous avons donc tendu des drapés blancs en étoile depuis la charpente, et suspendu au centre une grappe de boules chinoises en papier, blanches et vert anis.
Ce genre de plafond ne se monte pas debout sur une chaise. Il a fallu une nacelle, et le temps qui va avec. C’est la ligne de devis dont nous parlons à Mauprié, où des fils d’acier descendent tout seuls : ailleurs, il faut monter, et cela se paie en heures.
Le résultat est celui qu’on voit : le regard part vers le haut dès l’entrée, et il ne redescend plus sur les murs.
Un mur de voilages derrière les mariés
Derrière la table d’honneur, nous avons monté un mur de voilages parcourus de guirlandes lumineuses.
C’est le meilleur investissement d’une salle communale. La table d’honneur est le point le plus photographié de la journée, et sans ce mur, l’arrière-plan de toutes vos photographies serait une cloison beige et une porte de secours.
Ludivine & Cyril, 2018
La même salle, avant et après
6 photographies. Cliquez pour agrandir.
La mariée était très stressée
Cela aussi fait partie du métier, et cela ne figure sur aucun devis.
Elle est arrivée tendue et elle l’est restée une partie de la journée. C’est fréquent, c’est légitime, et ce n’est pas un défaut de caractère : c’est ce qui arrive quand on a pensé à tout pendant un an et qu’on ne contrôle plus rien à partir de huit heures du matin.
Le lundi suivant, elle est venue nous apporter un bouquet de fleurs et une bouteille de vin.
C’est, de tous les retours que nous recevons, celui que nous préférons : il vient après, quand tout est retombé.
Deux salles communales, deux démonstrations
Le lieu ne décide pas de tout
Nous avons écrit la même chose sur la salle des fêtes de Vivonne et sur une cantine transformée en salle de mariage. Aucun de ces lieux n’était beau au départ.
Photographies : Les Vœux d’Isis.